Dans cette section vous trouverez,
à titre d'exemple, différents troubles susceptibles de vous amener à consulter.
Cependant, il est possible que vous ressentiez un mal-être sans que cela corresponde à une étiquette spécifique de trouble psychique (comme souffrir d’une faible confiance en soi, ressentir des difficultés dans vos relations avec les autres, ou encore des difficultés à gérer son stress, ses émotions, comme la colère...).
La psychothérapie peut être utilisée pour de multiples raisons : vous rencontrez un moment éprouvant ou qui vous questionne, une difficulté, une problématique à dépasser. Il n’existe pas de hiérarchie de la souffrance mentale, ce qui peut paraître anecdotique pour certains est très difficile pour d’autres.
Pour adolescents (16+)
et adultes
Souffrance au travail, burn out

La personne se trouve épuisée par une situation générant un stress prolongé, sans disposer des ressources nécessaires, tant internes qu'externes, pour atténuer ses effets. Il ne s'agit pas d'une crise de stress ponctuelle, mais d'une tension constante sur une période prolongée. Le burn-out peut revêtir une dimension professionnelle lorsque le stress persistant découle de l'activité professionnelle. Il résulte de l'interaction entre un stress moyen constant et le manque de ressources internes telles que la résilience, la confiance en soi et l'estime de soi, ainsi que des ressources externes telles que le soutien d'un manager, d'un collègue, d'un conjoint ou d'amis. Ce phénomène touche autant les hommes que les femmes. Les personnes ayant des attentes élevées envers elles-mêmes ou autrui sont plus susceptibles de développer un burn-out, de même que celles qui ont du mal à dire non, assumant ainsi une charge importante.
Troubles anxieux

L'anxiété constitue une réaction normale face à une menace ou à un stress psychologique, ayant ses origines dans la peur et jouant un rôle crucial dans la survie. Toutefois, elle est classifiée comme un trouble lorsque sa manifestation se produit à des moments inopportuns, devient fréquente, et que son intensité (et sa durée) perturbe les activités quotidiennes. L'anxiété se manifeste par un sentiment de nervosité, d'inquiétude, ou de malaise, souvent accompagné de symptômes physiques tels que l'essoufflement, les vertiges, les sueurs, l'accélération du rythme cardiaque et les tremblements.
Anxiété généralisée
L'anxiété généralisée se caractérise principalement par une inquiétude excessive et des préoccupations persistantes (anticipation anxieuse) concernant plusieurs événements ou activités. L'intensité, la durée ou la fréquence de cette anxiété et de ces préoccupations dépassent largement la probabilité réelle ou l'impact anticipé des événements en question. Le sujet rencontre des difficultés à maîtriser ses inquiétudes et à empêcher ces pensées inquiétantes de perturber son attention portée aux tâches en cours.
Les adultes souffrant d'anxiété généralisée ont souvent des préoccupations liées aux aspects quotidiens tels que les obligations professionnelles, les problèmes financiers, la santé des membres de la famille, les difficultés rencontrées par leurs enfants, ou même des sujets mineurs tels que les tâches ménagères ou le simple fait d'arriver en retard à des rendez-vous. Au fil de l'évolution du trouble, le contenu des inquiétudes peut varier d'une préoccupation à une autre.
Anxiété sociale (phobie sociale)
L’anxiété sociale implique une peur ou une anxiété marquée, ou intense, de situations dans lesquelles l’individu peut être sous l’observation attentive d’autrui. Lorsque la personne est exposée à de telles situations sociales, elle craint d’être jugée négativement. L’individu craint d’être jugé comme anxieux, faible, fou, stupide, ennuyeux, intimidant, sale ou antipathique. La personne craint d’agir ou d’être perçue d’une certaine manière ou de montrer des symptômes d’anxiété comme rougir, trembler, transpirer, buter sur ses mots ou attirer l’attention, ce qui sera jugé négativement par d’autres. Certaines personnes ont peur d’offenser les autres ou d’être rejetées. La peur d’offenser les autres – par exemple, par un regard ou en montrant des symptômes d’anxiété – peut être la peur prédominante chez les personnes de cultures où les valeurs collectives prédominent.
Anxiété de séparation
L'anxiété de séparation concerne une peur excessive liée à la séparation de la maison ou de figures d'attachement. L’anxiété excède ce que l’on pourrait attendre compte tenu du stade de développement du sujet. Les sujets présentant une anxiété de séparation ont des symptômes qui remplissent au minimum trois des caractères suivants : ils souffrent d’une angoisse excessive et récurrente dans les situations de séparation d’avec la maison ou les personnes auxquelles ils sont très attachés ou en anticipation de celles-ci. Ils s’inquiètent du bien-être ou de la mort des êtres chers, particulièrement lorsqu’ils sont séparés d’eux, et ils ont besoin de savoir où ceux-ci se trouvent et de garder le contact avec eux. Ils s’inquiètent également qu’il leur arrive des évènements malheureux tels que se perdre, être kidnappé ou avoir un accident, ce qui les empêcherait d’être à nouveau aux côtés des personnes auxquelles ils sont le plus attachés. Les sujets présentant une anxiété de séparation se montrent réticents ou refusent de sortir seuls en raison des peurs de la séparation. Ils ont une peur ou une réticence persistantes et excessives de rester seuls ou sans les personnes auxquelles ils sont attachés à la maison ou dans d’autres environnements.
Phobie spécifique
La phobie spécifique se caractérise par une peur circonscrite à des situations ou objets particuliers, dépassant les craintes considérées comme normales. Pour établir le diagnostic, cette peur doit être significative et se distinguer des appréhensions ordinaires. Des catégories spécifiques de situations et d'objets craints sont suggérées comme des spécifications. De nombreux individus redoutent des objets ou des situations relevant de plusieurs catégories ou stimulations différentes.
Afin de poser un diagnostic de phobie spécifique, la réaction doit différer des craintes normales et temporaires que l'on observe généralement dans la population en général. Pour répondre aux critères diagnostiques, la peur ou l'anxiété doit être marquée ou sévère, autrement dit, elle doit être intense. L'intensité de cette peur peut varier en fonction de la proximité réelle de l'objet ou de la situation phobogène et peut se manifester à la fois en anticipation et en présence réelle de l'objet ou de la situation.
Trouble panique
Le trouble panique se caractérise par la présence d'attaques de panique récurrentes et inattendues. Une attaque de panique se définit comme une montée soudaine de peur ou de malaise intense qui atteint son paroxysme en quelques minutes, accompagnée de la manifestation d'au moins quatre symptômes physiques ou cognitifs. L'adjectif "récurrent" indique littéralement la survenue de plus d'une attaque de panique inattendue. Le terme "inattendu" renvoie à une attaque de panique qui se produit sans signal évident ou déclencheur au moment de l'événement, c'est-à-dire qu'elle semble survenir de manière soudaine, par exemple, lorsque l'individu est en phase de relaxation ou au réveil (attaque de panique nocturne).
En revanche, les attaques de panique "attendues" sont celles pour lesquelles il existe un signal ou un déclencheur évident, comme une situation généralement associée à la survenue d'attaques de panique.
Agoraphobie
La peur intense ou l'anxiété marquée déclenchée par une exposition réelle ou anticipée à diverses situations constitue la caractéristique fondamentale de l'agoraphobie. Pour établir le diagnostic, il est essentiel que les symptômes se manifestent dans au moins deux des cinq situations suivantes : 1) l'utilisation des transports en public tels que les voitures, les bus, les trains, les bateaux ou les avions 2) se trouver dans des espaces ouverts comme des parkings, des marchés ou des ponts 3) être dans des lieux clos comme des boutiques, des théâtres ou des cinémas; 4) être dans une file d'attente ou au milieu d'une foule; ou 5) être seul en dehors du domicile. Il est important de noter que ces exemples ne sont pas exhaustifs, d'autres situations pouvant également engendrer de la crainte.
Lorsqu'ils éprouvent de la peur ou de l'anxiété dans de telles situations, les individus ont généralement la conviction qu'un événement terrible pourrait se produire. Ils pensent fréquemment qu'il serait difficile de s'échapper de la situation (par exemple, "je ne peux pas sortir d'ici") ou qu'ils ne pourraient pas obtenir d'aide (par exemple, "il n'y a personne pour m'aider") lorsque des symptômes de type panique ou d'autres symptômes invalidants surviennent.
Source : DSM-5 – Manuel Diagnostique et Statistique des Troubles Mentaux (2015)
Troubles dépressifs

Le terme "dépression" est fréquemment employé pour désigner divers types de troubles dépressifs. Ces troubles se caractérisent par une tristesse suffisamment intense ou persistante pour perturber le fonctionnement quotidien, souvent associée à une diminution de l'intérêt ou du plaisir tiré des activités (anhédonie). Bien que la cause exacte demeure inconnue, elle semble être le fruit de multiples facteurs, englobant l'hérédité, des altérations des taux de neurotransmetteurs, des perturbations des fonctions neuroendocrines, et des éléments psychosociaux.
Trouble dépressif caractérisé
Les symptômes caractéristiques du trouble dépressif majeur doivent être présents pratiquement chaque jour, à l'exception des variations de poids et des idées suicidaires, pour être considérés comme remplissant les critères diagnostiques. Une humeur dépressive doit occuper la majeure partie du temps au cours de la journée, quasiment tous les jours. Les troubles du sommeil et la fatigue sont fréquemment cités comme préoccupations majeures. Bien que la tristesse puisse initialement être refusée, elle peut éventuellement être mise en évidence ou déduite à partir de l'expression faciale ou du comportement. Dans les cas où les préoccupations portent sur des symptômes somatiques, il est essentiel de déterminer si la détresse associée à ces plaintes est liée à des symptômes dépressifs spécifiques. La fatigue et les perturbations du sommeil sont largement présentes, tandis que les anomalies psychomotrices sont moins fréquentes, mais elles témoignent d'une gravité générale plus prononcée, de même que les idées de culpabilité délirantes ou quasi délirantes.
Source : DSM-5 – Manuel Diagnostique et Statistique des Troubles Mentaux (2015)
Addictions (à un produit ou comportementale)

La dépendance est une condition caractérisée par une consommation répétée d'une substance (tabac, alcool, drogues) ou une pratique excessivement fréquente d'un comportement (jeux, utilisation intensive des réseaux sociaux) qui entraîne :
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une perte de contrôle du niveau de consommation/des usages/pratiques
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une modification de l’équilibre émotionnel
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des troubles d’ordre médical
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des conséquences sur la vie personnelle, professionnelle et sociale
Le diagnostic de l'addiction, également appelée dépendance, repose sur des critères clairement définis établis par des instances internationales de santé mentale et consignés dans un manuel, le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM). Parmi ces critères figurent la perte de contrôle de soi, l'impact de la consommation sur les activités éducatives ou professionnelles, et la poursuite de la consommation malgré la reconnaissance des problèmes qu'elle génère. Pour qu'une personne soit considérée comme souffrant d'une addiction, elle doit présenter ou avoir présenté au moins deux des onze critères suivants au cours des 12 derniers mois, au moins deux des onze critères suivants :
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Besoin impérieux et irrépressible de consommer la substance ou de jouer (craving)
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Perte de contrôle sur la quantité et le temps dédié à la prise de substance ou au jeu
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Beaucoup de temps consacré à la recherche de substances ou au jeu
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Augmentation de la tolérance au produit addictif
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Présence d’un syndrome de sevrage, c’est-à-dire de l’ensemble des symptômes provoqués par l’arrêt brutal de la consommation ou du jeu
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Incapacité de remplir des obligations importantes
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Usage même lorsqu’il y a un risque physique
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Problèmes personnels ou sociaux
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Désir ou efforts persistants pour diminuer les doses ou l’activité
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Activités réduites au profit de la consommation ou du jeu
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Poursuite de la consommation malgré les dégâts physiques ou psychologiques
Troubles liés à des traumatismes ou des facteurs de stress

Les perturbations associées à un traumatisme ou au stress découlent de l'exposition à des événements traumatisants ou stressants. Bien que les symptômes de ces troubles présentent des similarités, leur distinction réside dans leur durée. Malgré la prévalence fréquente de la dépression et de l'anxiété, les individus touchés par un trouble lié au traumatisme peuvent exprimer une variété de symptômes, parfois déconnectés de manière évidente de l'événement traumatique. Par exemple, des comportements agressifs, une absence de plaisir, ainsi que des sentiments d'agitation, de mécontentement, de colère, d'insensibilité ou de déconnexion envers soi-même et autrui peuvent se manifester.
Trouble stress post-traumatique
La caractéristique essentielle du trouble de stress post-traumatique (TSPT) réside dans l'apparition de symptômes spécifiques à la suite d'une exposition à un ou plusieurs événements traumatiques. Les réponses émotionnelles telles que la peur, l'impuissance et l'horreur ne sont plus incluses dans le critère A du DSM-5. La présentation clinique du TSPT peut varier, avec certains individus mettant en avant la peur de revivre l'événement traumatique et les symptômes émotionnels et comportementaux qui l'accompagnent. Pour d'autres, l'anhédonie, les états d'humeur dysphoriques et les pensées négatives peuvent être particulièrement prédominants. Chez certains, les symptômes d'éveil et de réaction extériorisée sont au premier plan, tandis que chez d'autres, les symptômes de dissociation sont plus saillants. Certaines personnes présentent des combinaisons de ces groupes de symptômes.
Trouble stress aigu
Le trouble de stress aigu se manifeste par le développement persistant de symptômes caractéristiques survenant dans les trois jours à un mois suivant une exposition à des événements traumatiques. Ces événements traumatiques peuvent inclure, mais ne se limitent pas à, des expériences telles que l'exposition à la guerre en tant que combattant ou civil, des menaces d'agression ou des agressions physiques réelles (comme la violence sexuelle, la violence physique, le combat actif, la violence physique et/ou sexuelle pendant l'enfance, l'enlèvement, la prise d'otage, une attaque terroriste, la torture), ainsi que des catastrophes naturelles ou d'origine humaine (comme un tremblement de terre, un ouragan, un accident d'avion) et des accidents graves (comme un grave accident de voiture ou un accident industriel).
Chez les enfants, des événements sexuels traumatiques peuvent également inclure des expériences sexuelles inappropriées, même en l'absence de violence ou de blessure physique. Il est important de noter que les maladies mortelles ou invalidantes ne sont pas nécessairement considérées comme des événements traumatiques. Les incidents médicaux qualifiés en tant qu'événements traumatiques impliquent des situations soudaines et catastrophiques, telles que le réveil pendant une intervention chirurgicale ou un choc anaphylactique.
Les événements stressants qui ne présentent pas les caractéristiques sévères et traumatiques définies par le critère A peuvent conduire au diagnostic de trouble de l'adaptation, mais pas nécessairement à celui du trouble de stress aigu.
Trouble de l’adaptation
La caractéristique fondamentale des troubles de l'adaptation réside dans la présence de symptômes émotionnels ou comportementaux en réaction à un facteur de stress identifiable. Ce facteur de stress peut être unique, comme la fin d'une relation amoureuse, ou multiple, impliquant des difficultés financières et d'importants problèmes conjugaux, par exemple. Les facteurs de stress peuvent être occasionnels, liés à des crises financières saisonnières ou des relations sexuelles insatisfaisantes, ou constants, tels qu'une maladie douloureuse persistante avec une invalidité croissante ou un environnement avec un taux élevé de criminalité.
Ces facteurs de stress peuvent affecter individuellement une personne, toute une famille, un groupe plus vaste ou une communauté entière, comme dans le cas d'une catastrophe naturelle. Certains stress peuvent être associés à des événements spécifiques dans le développement, tels que le début de l'école, le départ du domicile parental, le retour au domicile parental, le mariage, la parentalité, l'échec professionnel, la retraite, etc.
Source : DSM-5 – Manuel Diagnostique et Statistique des Troubles Mentaux (2015)
Troubles Obsessionnels compulsifs (TOCs)

Le trouble obsessionnel compulsif se manifeste par des obsessions, des compulsions, ou une combinaison des deux. Les obsessions sont des pensées, images ou impulsions récurrentes, persistantes, non désirées et générant de l'anxiété. Les compulsions, également appelées rituels, sont des actions ou des processus mentaux répétés que les individus ressentent le besoin de réaliser afin de soulager ou prévenir l'anxiété résultant des obsessions. Ces comportements sont souvent associés à des craintes liées à des dangers potentiels ou des risques.
Trouble obsessionnel-compulsif
Les caractéristiques du trouble obsessionnel-compulsif (TOC) se manifestent par la présence d'obsessions et de compulsions. Les obsessions sont des pensées persistantes et répétitives (telles que la peur de la contamination), des images (comme des scènes violentes) ou des impulsions (comme l'envie de nuire à quelqu'un). Il est important de noter que les obsessions ne procurent pas de plaisir et ne sont pas volontaires ; au contraire, elles sont envahissantes, indésirables et génèrent une anxiété ou une détresse significative chez la plupart des individus. Les personnes atteintes font des efforts pour ignorer ou réprimer ces obsessions (par exemple, en évitant les déclencheurs ou en utilisant des techniques d'arrêt de la pensée), ou pour les neutraliser par d'autres pensées ou actions (par exemple, en effectuant une compulsion).
Les compulsions, également appelées rituels, consistent en des comportements répétitifs (comme se laver ou vérifier) ou des actes mentaux (comme compter ou répéter des mots silencieusement) que l'individu ressent le besoin d'accomplir en réponse à une obsession ou conformément à certaines règles strictes. La plupart des personnes atteintes de TOC présentent à la fois des obsessions et des compulsions. Ces dernières sont généralement effectuées en réponse à une obsession particulière (par exemple, des pensées de contamination conduisant à des rituels de lavage, ou la croyance que quelque chose est incorrect entraînant des rituels répétitifs jusqu'à ce que cela semble satisfaisant). L'objectif est de réduire la détresse liée aux obsessions ou d'empêcher un événement redouté (par exemple, tomber malade). Cependant, ces compulsions ne sont pas toujours liées de manière réaliste à l'événement redouté (par exemple, ranger des objets de manière symétrique pour éviter un malheur à un être cher) ou elles peuvent être manifestement excessives (par exemple, prendre une douche pendant des heures chaque jour). Bien que certains sujets puissent ressentir un soulagement de leur anxiété après avoir effectué des compulsions, celles-ci ne sont pas réalisées par plaisir.
Source : DSM-5 – Manuel Diagnostique et Statistique des Troubles Mentaux (2015)
Se connaitre, estime de soi, confiance en soi, relations aux autres

L'estime de soi est étroitement liée à la conscience de soi. Nous possédons la faculté de nous examiner, de réfléchir sur nos actions. Cette "conscience de soi réflexive" représente une opportunité exceptionnelle pour notre espèce, offrant la possibilité de prendre du recul, de s'auto-observer, de s'analyser, et donc de changer, de s'adapter et de s'améliorer. Cependant, elle peut également être utilisée pour nourrir le mépris de soi, l'autocritique, rendant ainsi la vie difficile voire insupportable. Parfois, ces auto-agressions peuvent aboutir à une paralysie totale de toute forme d'action, rendant la vie stérile.
Les symptômes de souffrance de l’estime de soi
Un jour on s’aime, l’autre non. Il est normal d’avoir un jugement qui varie dans notre rapport à nous-mêmes. Ces variations sont utiles. Elles nous informent de la réussite ou non de nos efforts, de notre niveau d’acceptation ou de rejet social. Toutefois, nos réussites sont aussi subjectives : nous pouvons saboter des succès ou donner un autre récit à des déroutes ou encore nous donner l’illusion de contrôler.
Toutes les manifestations de souffrance de l’estime de soi sont normales tant qu’elles restent occasionnelles. Le problème ne se pose que si elles deviennent fréquentes, voire constantes, intenses, disproportionnées par rapport à ce qui les a déclenchées. Elles témoignent alors d’un échec de mécanismes de régulation de l’estime de soi.
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Obsession de soi
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Tension intérieure
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Sentiment de solitude
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Sentiment d’imposture
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Comportements inadéquats versus nos intérêts
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Tendance à l’auto-aggravation lorsqu’on va mal
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Procéder à des choix de vie contraires à nos envies
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Difficulté à demander de l’aide
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Dépendance excessive envers les normes
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Faire semblant
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Tentation du négativisme
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Problèmes avec la remise en question
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Caractère excessif des émotions négatives